Les autorités françaises et luxembourgeoises ont officiellement lancé un groupe de travail commun pour mieux coordonner les politiques d’aménagement du bassin de vie transfrontalier et répondre aux défis rencontrés de part et d’autre de la frontière. Ces travaux devraient à terme profiter aux travailleurs frontaliers. Retour sur l’initiative.

Le vendredi 13 mars 2026, à l’Ellergronn, Esch-sur-Alzette, s’est tenu l’événement de lancement du Groupe de travail franco-luxembourgeois sur l’aménagement territorial transfrontalier. Une rencontre coprésidée par Pascal BOLOT, préfet de la Moselle, et Claude MEISCH, ministre du Logement et de l’Aménagement du territoire du Grand-Duché, qui fait suite à la Déclaration d’intention commune signée le 11 décembre 2025, signée à l’issue de la dernière Commission intergouvernementale franco-luxembourgeoise.
Assistaient aux échanges les élus des territoires concernés (communaux, intercommunaux, départementaux, régionaux), accompagnés de leurs équipes techniques, pour travailler « à établir un diagnostic territorial partagé et à définir une vision stratégique territoriale commune », explique la préfecture de la Moselle dans un communiqué.
Parmi les sujets abordés figuraient le logement, les transports, les services de proximité, la démographie et la préservation des ressources, alors que plus de 120 000 travailleurs frontaliers français traversent chaque jour la frontière pour aller au Luxembourg.
Les premières bases méthodologiques ont pu être posées avec l’aide des agences d’urbanisme AGAPE et AGURAM, ainsi que du Luxembourg Institute of Socio-Economic Research (LISER).
« Face aux dynamiques économiques et démographiques qui structurent notre bassin de vie transfrontalier, il est essentiel de renforcer une coopération territoriale fondée sur la confiance, la connaissance partagée et une vision commune. Le lancement de ce groupe de travail franco-luxembourgeois marque une étape importante vers une planification territoriale mieux coordonnée entre la France et le Luxembourg au service des habitants de part et d’autre de la frontière et d’un développement durable et équilibré de notre territoire commun »
a déclaré Claude MEISCH (communiqué)
Lors des prochaines réunions le groupe aura pour objectif de consolider le diagnostic commun avant d’engager des travaux thématiques, selon un calendrier encore à définir.



